Anne-Sophie Lapix, un sourire au goût de vaseline

Elle est bien charmante, elle est bien gentille, Anne-Sophie! Mais quelle tête en l’air tout de même! Philippot l’avait déjà dans le collimateur qui l’accusait de le mépriser. Bon, c’était Philippot et pour nous, c’est quand même pas facile d’être d’accord avec Philippot. Mais il avait peut-être pas tout à fait tort sur le cas d’Anne-Sophie…

Nos camarades de Le grand Soir  l’ont bien mieux épinglée ce jeudi 4 janvier après un lancement quelque peu hasardeux: « Dans quelques semaines, les employés recevront leur tout premier bulletin de salaire de l’année 2018 et une bonne surprise les attend : une petite hausse du chiffre du bas. »

Lisez les remarques. Elles remettent bien en perspective cette augmentation.

Après calcul, ça fera 72 centimes par jour pour un smicard.

Quand on pense à tout le train d’augmentations qui nous attend, elle se fout gentiment de notre gueule, Anne-Sophie, avec sa tête de première de la classe. Mais quelle classe au juste?

Elle serait plus exactement la tête de pont de la caste: Castaner n’aurait pas fait mieux à sa place. Mais ça passe mieux avec elle parce qu’elle est charmante et qu’elle ne peut pas nous vouloir de mal, Anne-Sophie! Et ces cons de VSD qui en remettent une couche de miel! A l’entendre, ça frise le bénévolat!

Et pourtant, Anne-Sophie est bien rémunérée par notre redevance. Du coup, même si on ne regarde pas la télé et surtout pas le JT, on aimerait qu’elle arrête de se payer notre bobine! Elle ne le fait pas exprès, elle est du genre « Je suis Charlie ». C’est une bonne âme. Mais elle a jamais manqué de rien, Anne-Sophie! Et mariée au PDG de Publicis, ça ne craint pas trop pour elle en cette période de crise.

Je ne sais pas combien elle touche (plus de 10 000 en tous cas sinon elle clamerait le chiffre sur toutes les ondes en parlant de son abnégation de fonctionnaire), je ne sais pas non plus combien palpe son mari (mais je sais que les sommes faramineuses qui engraissent les parasites comme Publicis se répercutent sur les prix des produits).

« De manière générale, une entreprise installée qui cherche à promouvoir des produits connus devrait dépenser moins (davantage de l’ordre du 1 % à 3 %). À l’inverse, une entreprise jeune ou qui lance un nouveau produit devra songer à dépasser les 10 % pour marquer un grand coup. » Source Bang Marketing, 15 juillet 2014

Alors Anne-Sophie peut bien continuer à nous faire voir la vie en rose avec son sourire de dentifrice et ses annonces à deux balles. Pour elle, jusqu’ici, tout va bien…

Ça cause... Ça cause... C'est tout qu'est-ce que ça fait... ;)