Samerlipopette !

Nous voilà de nouveau dans ce débat sans fin sur la condition sexuelle de la femme. Et vas-y que je te culpabilise, les femmes, et les hommes, et les deux à la fois, et tout le crac boum hue…

STOOOOOP!

Et si nous remettions les pendules à zéro, pour ne pas dire les boules en place?

Simplifions nos relations

Mesure n°1: steak de phalanges pour les abuseurs qui dépassent la compréhension féminine. (Traduction: la baffe pour le goujat)

Mesure n°2: capsule de réassurance, M.M.S., introduite au cœur même de la dame pour ne plus craindre les approches masculines, et bien souvent maladroites (ce qui ne veut pas dire, pas touchantes !)

Et si nous cessions d’ « érotomaniser » les relations homme-femme. « Erotomaniser ?», me direz-vous. Cela signifie qu’il serait peut-être temps de cesser de penser que les hommes bandent nécessairement à la vue de cuissettes, qu’ils fantasment à hautes doses et interprètent inéluctablement mal ce regard féminin (qui était, somme toute, très courtois et charmant !)

Ne projetez pas sur l’autre vos propres pensées lubriques !

Non, Juliette, tu n’es pas obligée de ressembler à une chauve-souris pour sortir de chez toi !

Non, Roméo, même si on semble bien te connaître (mieux que toi-même quelques fois d’ailleurs…), ne te sens pas obligé de faire grimper ce que tu as dans le pantalon jusqu’à ton cerveau. Tu vaux mieux que ça !

Katy, arrête de croire que l’homme ne pense qu’avec son sexe même s’il prend souvent une place énorme dans ses connexions neuronales !

Guy, cesse de penser qu’une dame est souriante car elle veut te pécho, la chaudasse !

Si tout était si simple…

La femme n’a de cesse de répéter qu’elle en a marre d’être un objet de désir…samerlipopette…

Ben si, Madame, vous en êtes un…tout autant que l’homme d’ailleurs. Et fort heureusement !

Ben oui, nous sommes des objets de désir sexués et sexuels. Sinon, comment pourrions-nous nous reproduire ? (Bon il est vrai que pour certains, nous aurions aimé qu’ils stagnent à la période de la pré-puberté pour oublier de se multiplier. Mais ce n’est ni le lieu ni le sujet pour en parler !)

Cet obscur objet de l’envie

Il est aussi à souligner qu’il est vrai que la reproduction n’a pas toujours été un choix féminin…merci Simone, d’ailleurs, pourvou qué ça doure !

Mais objet de désir…objet, oui, quel doux mot que ce terme «OBJET»! Etymologiquement, c’est ce qui est placé devant…

Objet : ce que l’on vise pour le connaître…le connaître… Le Sujet vise à connaître l’Objet qui le nomme Sujet, pour à son tour lui permettre d’être Sujet. (Entendez objet selon la déclinaison sartrienne). C’est beau ! …rien à voir avec une lampe ou un pot de fleurs…

Connaître l’Autre, l’Objet, n’est-ce pas là le fondement même de nos relations interindividuelles ?

Et le désir, c’est beau, ça aussi ! (lorsqu’il est partagé…)

Bon, non, on n’a rien appris finalement, en lisant ces quelques lignes…

Mais oui, mais non, mais enfin, y en a plein le dos de ces gros porcs qui pensent qu’une femme ne sert juste qu’à baiser.

Force est de constater, malgré tout, que certains auraient, quelque fois, tendance à confondre la lutte et la turlute !

Mais bordel, assez aussi, de voir ces hommes perdus dans les méandres des paradoxes féminins. Ces hommes qui tentent de comprendre les nouveaux codes, les nouvelles normes, les nouvelles injonctions de plus en plus paradoxales !

N’oubliez pas, Mesdames, que derrière chaque homme se cache une femme, réelle ou symbolique… Pas de freudisme de supermarché mais quand même!

Ce n’est pas parce que certains ont leur siphon qui débordent que tous doivent se déplacer en faisant des génuflexions …

Amen

 

 

Une réponse à “Samerlipopette !

  1. La situation est con-plexe, nondunepipe: ces dames s’insurgent d’être des objets de désirs sexuels entre 18 et 50 ans (grosso mot dos). Entre 50 et 60, elles mûrissent, leur réflexion aussi: être ou ne pas être un objet de désir ? Mais après 60 ans elles s’insurgent carrément de ne plus être un ! Ben si ! J’ai des stats la dessus !
    Note que chez l’homme la situation est inverse. Si, si, réfléchis ! Après 60 ans (grosso etc), ça les dérangent pas trop les mecs que les femmes ne soient plus des jouets sexuels vu que les piles qu’ils ont dans le poireau sont en fin de vie. Les miennes sont rechargeables (ça reste entre nous). Et c’est à ce stade qu’on voit ressortir des tenues de « chauve-souris ». pffffffff !

Ça cause... Ça cause... C'est tout qu'est-ce que ça fait... ;)