Cassandre au pays de la servitude moderne

Nous sommes tombés ces jours-ci sur une citation de Schopenhauer, un philosophe qui broyait du noir entre deux sanglots.

« Toute vérité passe par trois stades : en premier lieu on la ridiculise; en deuxième lieu on s’y oppose violemment; enfin on l’accepte comme si elle allait de soi. »

Pas inintéressant à méditer… et cet aphorisme de Schopenhauer  sert d’exergue à une vidéo intitulée « De la servitude moderne« . Pas étonnant, ça passe sur Youtube. Jean-François Brient et Victor León Fuentes en sont les auteurs. Ça dure 52 minutes et c’est… disons… décapant. Il n’y a pas mensonge sur la marchandise: on est même amplement prévenu dans le long commentaire dont voici un extrait.

Ce film est avant tout un outil militant qui a pour vocation de faire s’interroger le plus grand nombre et de répandre la critique partout où elle n’a pas accès.

Etant donné qu’aux insoumis de la Plaine, on fonctionne à l’éducation populaire et à l’agitprop, on s’est laissé embarqués… sans résistance mais sans passage à tabac non plus.

 

 

Bon, en voilà deux qui ne s’emmerdent pas avec la propriété intellectuelle, ce qui n’est pas pour nous déplaire, d’autant qu’ils ne cherchent pas non plus à se faire du blé.

Bizarrement, la vidéo ne totalise que 226 557 vues dans la version que nous avons visionnée. A peine plus dans une autre version française. Pour une vidéo mise en ligne, il y a 6 ans, c’est peu. D’autant que la philosophie qui sous-tend le propos saisit parfaitement l’air du temps. Ambiance hallucinée, commentaire apocalyptique, voix sentencieuse tout droit sortie de la gorge du Sphynx, ce manifeste-documentaire a pourtant tout ce qu’il faut pour devenir viral.

 

 

Et passé le grand frisson de l’électrochoc… on se dit qu’il faudra nous aussi employer les grands moyens pour bouger un peu les consciences.

 

 

Radical et on partage.

 

 

Aux insoumis de la Plaine, on sait aussi que tout partira de la base.

 

 

Education populaire et agitprop… disions-nous…

 

 

Et là encore, on partage à 100%.

Reste que ce manifeste antisystème, s’il est percutant et déstabilisant, foutrait le bourdon à un pinson sous extasy et joue à fond la carte du dramatique. Or si c’est une arme efficace, l’humour en est une autre. Pas question de chercher un compromis non plus. Faut tirer à fond sur les deux cordes.

Ah! au fait, ça se termine sur « Killing In The Name » de Rage Against The Machine. Pour faire patienter les amateurs d’émeute…

 

 

 

 

Ça cause... Ça cause... C'est tout qu'est-ce que ça fait... ;)