Je roule au diesel, oui et alors … ?

Allez! On respire un bon coup et on plonge dans le pot d’échappement de la folie humaine. Si vous mouchez noir à la fin de l’article, rien d’anormal: on marche sur la tête et on nous roule dans la farine… carbonée.

L’avion nous enfume

L’avion est le moyen de transport le plus polluant. Il émet trois fois plus de gaz à effet de serre que la voiture. L’impact de l’aviation sur le climat a doublé en 20 ans. C’est aussi une des facteurs de pollution qui connaît la plus forte augmentation. Si rien n’est fait, le trafic aérien pourrait plus que tripler d’ici à… 2030.

Les améliorations technologiques et les gains d’efficacité ne suffiront pas à compenser les dégâts de la croissance du secteur.

D’une part, les avions consomment plus de carburant par kilomètre et par personne que tous les autres modes de transport.

D’autre part, le fait qu’ils rejettent leurs gaz nocifs directement dans la haute atmosphère rend leur action encore plus dommageable. Et, puisqu’ils consomment beaucoup de carburant au décollage et à l’atterrissage, les voyages courts sont, toutes proportions gardées, les plus polluants.

Les émissions liées au trafic aérien échappent aux règlementations internationales sur la lutte contre le réchauffement climatique.

En France, le kérosène échappe aussi à …… toute taxe !

Voilà une inégalité criante avec les autres modes de transport qui bénéficie avant tout aux classes aisées (affaires ou économique!) qui constituent l’essentiel des passagers réguliers en avion. Ce traitement de faveur injustifié n’est-il rien d’autre que le droit de polluer ?

Il vous faut un autre exemple ? L’ensemble des activités de l’aéroport de Roissy, c’est à lui tout seul 30% d’oxyde de carbone de plus que la totalité du périph’ parisien.

La croisière abuse

Les navires marchands et bateaux de croisières utilisent essentiellement du fioul lourd qui émet de grandes quantités de particules fines, oxyde d’azote et surtout oxyde de soufre. Ils ne sont pas équipés de filtres.

De plus, ce combustible 3000 fois plus élevé en soufre que le diesel utilisé par les voitures et les camions est ….. non taxé.

Même à l’escale, les navires de croisières ne stoppent jamais leurs énormes moteurs et un paquebot à l’arrêt pollue autant qu’ 1 million de voitures.

Les géants des mers nous empoisonnent

Dernièrement, des données confidentielles de l’industrie maritime ont émergé et démontré qu’en prenant en considération la taille des moteurs et la qualité du carburant utilisé, les 15 plus gros navires-cargos du monde (vive la mondialisation !!!) polluent autant que l’ensemble des automobiles de la planète.

Les industries asphyxient

94 gros pollueurs sont responsables du rejet d’environ 914 milliards de tonnes d’équivalent dioxyde de carbone, méthane et CO2 à l’échelle mondiale de 1854 à 2010 dont la moitié rejetée depuis 1986.

Dans les entreprises françaises au rayon des gros pollueurs, nous avons TOTAL (7e rang mondial) et le cimentier LAFARGE (qui a financé Daesh pour ne pas perdre la main sur le marché de la reconstruction)

L’agriculture ne sent pas la rose non plus

L‘agriculture émet deux principaux gaz à effet de serre : le méthane et le protoxyde d’azote.

  • Le méthane : 28 fois plus réchauffant que le CO2 provient des flatulences des animaux d’élevage, des déjections animales et des rizières.
  • Le protoxyde d’azote : 310 fois plus réchauffant que le CO2 se dégage de l’épandage des engrais azoté minéraux et organiques. Il faut ajouter à cela le CO2 émis par les tracteurs et autres machines agricoles.

En France, 20 % des émissions à effet de serre viennent de l’agriculture.

La bagnole joue les bouc-émissaires

Dans la série « j’endoctrine avec succès », les méfaits, certes réels, de l’automobile ont un costard large, si large qu’il arrive à masquer la forêt des vrais pollueurs de la planète. C’est ainsi. La race des bouc-émissaires n’est pas près de s’éteindre dans une société où le pouvoir de la communication parvient à mettre dans l’ombre les réalités concrètes d’un monde où l’on aime amplifier à l’extrême, quitte à occulter des problèmes tout aussi, sinon plus, sérieux.

Ça cause... Ça cause... C'est tout qu'est-ce que ça fait... ;)