Bernard Friot ou par où commencer…

Bernard Friot est réjouissant. Non pas parce qu’il est sociologue et communiste. Ça ne suffit pas. Il est réjouissant parce qu’il ne pleurniche pas. Pas plus que Lordon ou Généreux, il ne tombe dans le pathos….pour la bonne et simple raison qu’il s’ingénie à montrer ce que la classe ouvrière a gagné depuis l’obtention du statut de salarié. La sécurité est une victoire éclatante, l’idée de salaire à vie fait son chemin. Le capitalisme peut être défait et Bernard Friot donne des pistes pour agir et réfléchir.

« Ce n’est pas la moindre des perversions de la réaction réformatrice (comme il y a une réaction nobilitaire dans le temps qui ont précédé la révolution de 1789) que de nous enfermer depuis trente ans dans un récit de notre histoire collective qui nous voue au non-futur : une opinion fort répandue est que les enfants auront une vie plus difficile que leurs parents. Nous pouvons sortir de ce récit mortifère. » L’Enjeu du Salaire, Bernard Friot 

Usul propose en moins de 37 minutes une présentation claire et assez fun (comme toujours avec Usul) du salaire à vie. ICI Il existe aussi sur Youtube une conférence commune de ces deux-là. 

Pour les très pressés, il existe une vidéo de 10 minutes qu’on retrouve dans un entretien accordé au Comptoir… qui vient de paraitre. Plus austère. ET LA

Pour ceux qui ont plus de temps, A quoi je dis oui, une longue vidéo en deux parties qui commence par les très émouvantes images des funérailles d’Ambroise Croizat. Friot y mêle la lecture de poèmes, des souvenirs personnels, son analyse originale, ses propositions radicales et son humour subtil et mordant. Un régal qu’on peut convertir en MP3 pour se promener intelligemment.

Et bien sûr, il reste les bouquins. On vient de commander L’enjeu du Salaire. Mais il existe des ouvrages plus récents. Emanciper le travail est sous forme d’interview. Et Vaincre Macron qui vient de sortir, un titre qui évoque tout sauf la résignation ou même la résilience.

Bernard Friot ne fait fort heureusement pas l’unanimité. Ce qui est rassurant pour un discours révolutionnaire. On pourra aussi lire Mediapart. Voilà pour le pluralisme idéologique.

Ça cause... Ça cause... C'est tout qu'est-ce que ça fait... ;)